Accessibilité
Le web est en ce moment en phase de transition. En effet, jusqu’à présent les sites étaient programmés de manière à avoir le même aspect esthétique sous tous les navigateurs (du moins les navigateurs leader : internet explorer, netscape, firefox, etc...) et être lisibles de manière assez confortable à toutes les résolutions (à partir de 800x600 pixels). Si ces deux règles sont toujours vraies, elles ont été complétées par une réalité de convenance : la séparation de la forme et du fond. Ainsi les mises à jour sont plus simples à faire et nécessitent de moins jongler entre les fichiers. De plus, cette séparation permet d’assurer globalement un affichage semblable sur tous les navigateurs (s’ils respectent les normes émises par le W3C). A partir de cette séparation, il a semblé évident que le contenu était la pièce maîtresse d’une page web, et par conséquent que le graphisme n’était pas si important. C’est-à-dire que si le support de lecture permet un affichage élégant, tant mieux, s’il ne le peut pas, comme un téléphone portable, tant pis, on adapte le graphisme au support. En allant plus loin, on se rend compte que la solution aux barrières du handicap est là. Il devrait être possible d’adapter le contenu d’une page pour qu’un malvoyant, un handicapé moteur, etc.... puisse en prendre connaissance avec confort. Il suffit pour cela de structurer la page à l’aide de marqueurs indiquant la nature des éléments et l’ordonnancement des paragraphes et des titres. Les menus sont explicites, les liens, tout comme les images, sont pourvus de description concrètes, etc... Cette façon de développer les sites commence à devenir une bonne habitude des webmasters, mais est loin d’être généralisée. C’est peut-être l’occasion pour Google de mettre au point un système qui « obligerait gentiment » à l’utiliser. Par exemple, Google pourrait prendre en compte les informations de structures de façon à améliorer le classement des pages (le texte d’un lien de menu devrait par exemple être plus pertinent qu’un lien simple), voire même favoriser les sites qui utilisent ces nouveaux standards. Google pourrait aussi facilement sensibiliser les internautes à l’importance de l’accessibilité en proposant plusieurs versions de son cache : audio, couleurs contrastée, et d’autres solutions dépendant des différents handicaps existants. Evidemment, le respect de l’accessibilité devrait être un devoir citoyen, mais peut-être qu’en expliquant tous les avantages qui peuvent en être retirés (les pages accessibles sont la plupart du temps plus légères et donc plus rapides à charger), on parviendra à convaincre. A défaut, un bonus de référencement finira de motiver les plus indécis.
- Guillaume
- 19:43
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